Sunday, May 2, 2010

Torres del Paine : les tours de la douleur


Mais tout d'abord, revenons en arrière...

Après notre journée à Punta Arenas, nous avons pris un autobus pour nous approcher le plus possible des fameuses Tours de Paine ... sans savoir ce qui nous attendait avec pour seul objectif de parcourir le fameux trek W.

Première journée
C'est avec enthousiasme, courage et notre sac de 25 lbs (un peu plus pour les gars) que nous entamons la première branche du W. Nous nous rendons au glacier Grey.





Un petit 6 heures de marche de santé, pensions nous ! En réalité, il s'agissait de 13.5 km en pente escarpée...une bonne inclinaison par bout ! Arrivés au "camping" sous la pluie, seuls campeurs à des kilomètres à la ronde, sans aucun services à part un trou dans le sol entouré de quatre murs et d'un toit pour nos besoins personnels, le soleil couché à 18h, il fallait nous dépêcher de monter nos tentes et de préparer notre repas. Après cet excellent souper 5 étoiles (riz en sachet, boîtes de thon et biscuits secs), nous nous couchons exténués. Ce camping, bien que rudimentaire, nous offre une vue spectaculaire du glacier Grey. Seulement à quelques pas de nous, il est possible de contempler cette merveille.

Deuxième journée
Après une nuit mouvementée en raison des forts vents, nous nous levons plein d'entrein avec pour ambition de nous taper un petit 7.5 heures de randonnée. Beau programme ! On avait déjà connu le vent la veille, mais là, rendu au Mirador (un point de vue situé à la moitié du chemin), des rafales de 85 km/h rendent difficiles les déplacements (disons impossibles)!





Deuxième point d'arrêt de ce trek, le camp Italiano, réputé pour ses souris à haute activités nocturnes. Afin d'éviter de se faire bouffer notre nourriture (et trouer tout notre équipement par ces voraces petites bêtes), les trois ingénieurs du groupe ont établi un savant stratagème : suspendre la nourriture préalablement mise dans des sacs dans des arbres avec des branches et couvrir ces dits sacs de déodorant (tout le mérite de cette dernière idée revient à Yan). Bien que seuls à ce camps au début, nous avons été rejoints par d'autres campeurs en soirée. Tentes montées, soupé préparé, la pluie se met de la partie pour nous assurer un nuit des plus mouvementée. Bien que notre sommeil est plus réparateur cette deuxième nuit, un bruit sourd nous réveille. Une branche vient de casser quelque part !


Troisième journée
C'est au réveil que nous constatons les dégâts. Pas causés par les intempéris, mais bien par les "criss" de souris. Les 12 campeurs qui tous avaient copié notre stratagème de nourriture ont vu leurs victuailles ravagées. Des trous partout dans les sacs ... nous ne parlerons même pas de ceux qui avaient gardé leur nourriture dans leur tente, les pauvres !!! Notre bilan : un trou dans un sac de tente, des mordés dans notre chocolat et notre sac de noix réduit en gruyère ! Et le bruit de la nuit? Les foutues souris ont rongé la corde utilisée par une campeuse pour accrocher sa nourriture et ses sacs ont tombée...disons qu'elle fera vache maigre pour un temps.


En prime, la pluie est de la partie. Pas une petite bruine comme nous avions connue alors, non, un bonne averse. Le camping, et par le fait même les différents chemins, sont inondés d'eau. Notre plan de la journée, montée dans la vallée des Frances, tombe à l'eau. Notre seul objectif, se rendre jusqu'au camp Los Cuernos. Ce camp, comparativement aux autres, compte un refuge et plusieurs services (comme nous pensions). Départ tardif, après avoir essayé de faire sécher notre tente, nous entamons un 2.5 heures de chemin. La montée des eaux rend le parcours difficile. Les rivières deviennent difficiles à enjamber en raison du courant et une grande partie du chemin est devenue une rivière à part entière. Finalement, nous arrivons au refuge. Les autres campeurs sont tous déjà arrivés, ayant quittés plus tôt. Notre tente mouillée, notre linge et nos souliers détrempés, nous envisageons de dormir dans le refuge (après négociation...). Le coût élevé (3 fois le prix d'une nuit dans un hostel, tout en partageant un dortoir à 8 sans draps)et le personnel peu courtois et accueillant (air bête tout en se pognant le beigne) n'ont pas rendu notre séjour mémorable dans le bon sens du terme. Par contre, nous sommes tous heureux de dormir au chaud (c'est relatif...), mais surout au sec (avec encore la pluie tombant abondamment à l'extérieur).

Quatrième journée

Après une bonne nuit, nous commençons une autre journée, la dernière après consultation. Le mauvais temps et la constante angoisse de ne pas connaître le sort des Canadiens nous aura finalement convaincu de racourcir d'une journée notre trek. Le soleil se pointant le bout du nez en fin d'avant midi, nous rejoignons l'entrée du parc avec enthousiasme. Après un transfert, qui aura fait perdre par distraction à Isa ses bâtons de marches (maudiiiine...), nous rentrons à Puerto Natales. La douche chaude et le lit confortable sont bien mérités.


Nous voici donc rendu à El Calafate. Après une nuit disons très efficace à Puerto Natales (nous sommes tous tombés comme des bûches endormis), nous avons pris un bus ce matin. Nous avons traversé la frontière entre le Chili et l'Argentine. Cette frontière comprend 2 arrêts (1 du côté Chilien et 1 du côté Argentin...Bref, beaucoup de temps perdu à faire la file pour des estampes).







Voici notre brève mise à jour!!!!

Plan pour les prochains jours :

  • Aller voir le Perito Moreno Glacier situé tout près demain.
  • Aller passer une journée à El Chalten voir le mont Fitzroy.
  • Acheter notre billet d'avion pour Buenos Aires.

À la prochaine!!!!

Marie, Isa, Yan et Max

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